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Valenciennes / Valencijn


Ville du comté de Hainaut, Valenciennes est sise au confluent de l’Escaut et de la Rhônelle. Son nom est cité dès 693, mais pendant le haut Moyen-Âge, il s’agit sans doute d’une bourgade modeste. L’édification d’un castrum au Xe siècle sur la frontière entre l’Empire et le royaume de France (rive gauche de l’Escaut) y permet le développement urbain et commercial. C’est avec précocité que sont rédigées les premières institutions bourgeoises, en l’occurrence une guilde de marchands drapiers (vers 1067) et la première charte communale (ou Paix de 1114). Les comtes de Hainaut octroient plusieurs chartes et y séjournent volontiers dans leur hôtel de la Salle, élisant même leur lieu de sépulture dans l’abbaye saint-Jean. La cession du Hainaut par la comtesse Jacqueline de Bavière à son cousin Philippe le Bon fait entrer la ville dans les Pays-Bas bourguignons ou Pays de Par-Deçà en 1433. Valenciennes passe ensuite par héritage aux mains des Habsbourg, jusqu’à la conquête française de 1677.
        Au milieu du XVIe siècle, Valenciennes compte au moins 15 à 18000 habitants. Elle est un centre manufacturier majeur de la sayetterie, branche de la draperie nouvelle relancée à partir du XVe siècle dans les villes des Pays-Bas méridionaux. Les deux premiers tiers du XVIe siècle correspondent assurément à l’âge d’or de cette production (plus de 50000 pièces chaque année) qui dépasse largement les centres secondaires de Douai et Lille et veille des troubles religieux, la manufacture lainière valenciennoise montre déjà des signes de ralentissement. Elle décline dans le dernier tiers du siècle, périclitant entre 1600 et 1630. Le recul de l’activité lainière à Valenciennes au cours de la Révolte des Pays-Bas n’a pas d’équivalent dans les villes voisines de Lille et de Tournai, où la reprise s’effectue dès les années 1580. Valenciennes opère en fait une reconversion manufacturière, délaissant la laine au profit du lin. Cette reconversion est en partie précipitée par les troubles politico-religieux. Le noyau des négociants valenciennois, largement compromis dans l’aventure calviniste, est éliminé lors de la répression ou s’exile vers les places de commerce des pays protestants ou tolérants. Dans les années 1580, l’arrivée de réfugiés catholiques de Cambrai permet le transfert à Valenciennes des activités de tissage et blanchiment des toiles fines de lin ou mulquinerie. Cette activité assure la nouvelle fortune manufacturière de la ville au temps des Archiducs. Les 20000 habitants recensés vers 1600 témoignent du succès de cette relance économique.
        Le grand commerce de transit est l’autre pilier de l’économie valenciennoise des temps modernes. La position de la ville sur l’axe scaldien, dynamisée par l’essor commercial d’Anvers, en fait une des étapes de la route menant de France et de Lorraine vers les Pays-Bas. Vins de France et toiles de Lorraine y croisent harengs de la mer du Nord, houblon et cuirs. L’insertion dans la bourgeoisie d’affaires de négociants venus d’Arras, de Mons, de Cambrai et même de Paris, témoigne de l’importance de la place.
        N’étant pas capitale provinciale (rôle échéant à Mons dans le comté de Hainaut), Valenciennes n’abrite pas de grandes institutions de justice ou de finance. La clé de voûte de son système politique est son échevinage, doté de pouvoirs très importants. Le prévôt de la ville et les 12 échevins, renouvelés annuellement sous le contrôle d’un commissaire du souverain, exercent des pouvoirs réglementaires et administratifs presque illimités, édictant statuts et ordonnances pour la « police » urbaine, un domaine très étendu qui inclut l’assistance aux pauvres (avec la création de l’Aumône générale en 1531) et la tutelle des corporations et de la manufacture textile. L’autre grand volet du pouvoir échevinal est la justice civile et criminelle. Là aussi, les officiers du souverain jouent un rôle très marginal face aux échevins. L’échevinage est flanqué depuis 1498 d’une assemblée restreinte appelée Conseil particulier qui lui sert de chambre de délibération et de vivier de recrutement. Le grand Conseil, émanation médiévale de la bourgeoisie de statut, en charge du contrôle des finances, voit son rôle devenir purement consultatif et décliner au fil du XVIe siècle. Les rapports entre la municipalité et le souverain sont déclinés par les règlements de 1498 (octroyé par Philippe le Beau) et 1615 (accordé par les Archiducs) qui confirment la totale autonomie administrative et judiciaire du magistrat en échange d’une tutelle financière renforcée du pouvoir central.
        Si les premiers développements de la Réforme protestante à Valenciennes restent obscurs, il est évident qu’un tournant se produit dans les années 1540 avec l’active prédication calviniste qui s’opère dans le sud des anciens Pays-Bas. Le passage du prédicant Pierre Brully en 1544-1545 permet la structuration d’un premier noyau calviniste. Une enquête menée en 1555 révèle le peu de suivi du culte catholique en ville et suspecte la tenue d’assemblées secrètes. C’est au début des années 1560 que la communauté calviniste s’affirme : nouvelle génération de prédicateurs formée à Genève (dont Guy de Brès et Pérégrin De la Grange), premières actions collectives publiques (« chanteries » de 1561 à Tournai et Valenciennes). Cette émergence au grand jour conduit Marguerite de Parme à exiger des sanctions et mettre la ville sous surveillance. La délivrance par la foule, sous l’œil d’un échevinage passif, de deux condamnés au bûcher (les « maubrulez » ou malbrulés) en 1562, constitue le premier acte de rébellion, sévèrement réprimé sans pour autant affaiblir la crypto communauté. En 1566, de grands prêches collectifs se tiennent autour de la ville où les protestants ont noyauté les institutions-clé du contrôle politique et social : l’échevinage, les compagnies bourgeoises et l’Aumône générale. Et le 24 août, les iconoclastes passent à l’action, transformant trois églises en temples. Le consistoire, installé dans la maison d’un marchand face aux fenêtres de l’hôtel de ville, négocie durement pendant l’automne avec Noircarmes, mandataire de Marguerite de Parme, la reconnaissance officielle d’un lieu de culte. L’échec des pourparlers et le refus d’accepter une garnison royale conduisent à déclarer la ville en état de rébellion le 14 décembre 1566. Ce refus de la soumission au roi est présenté dans deux imprimés clandestins probablement rédigés par Guy de Brès comme une action indispensable au maintien de la liberté de conscience : les circonstances justifient « d’obéir à Dieu plus qu’aux hommes ». Dans cette logique, Valenciennes affronte le siège mené par Noircarmes, alors que les espoirs d’être secourue s’effondrent après la reddition de Tournai (janvier 1567), la mise au pas des campagnes autour de Lille et la défaite d’Austruweel (13 mars 1567). Malgré la résistance menée par le négociant Michel Herlin, les troupes de Noircarmes entrent dans la ville le 23 mars 1567. La remise au pas est violente : suspension des privilèges municipaux et mise en place d’une administration d’exception, édification d’une citadelle pour abriter la garnison, poursuites massives (près de 450 chefs de famille) devant le conseil des troubles qui cible particulièrement le consistoire et les meneurs, provoquant la fuite et l’exil de centaines de personnes (en particulier vers l’Angleterre). La rémission politique intervient dans la foulée du pardon général de 1574, avec le rétablissement des privilèges, de l’échevinage et des compagnies bourgeoises. Mais si les structures politiques ne sont finalement pas touchées, 80% du personnel dirigeant de l’échevinage, de l’assistance municipale comme des compagnies bourgeoises en fonction avant 1567 disparaît définitivement de la nouvelle scène locale.
        Cependant, la ville entre dans les nouvelles turbulences consécutives à la Pacification de Gand (1576). Les déchirements entre les partisans de Philippe II, ceux des Etats-Généraux et les crypto protestants (renforcés par le retour de nombreux exilés) affectent la vie politique valenciennoise en 1578-1579. La venue, en août 1578, du seigneur de Harchies, envoyé par les Etats-Généraux et l’archiduc Matthias, ravive les divisions et soulève l’espoir des orangistes de provoquer un basculement politique de la ville, en contestant les capitaines (catholiques) des nouvelles compagnies bourgeoises et en réclamant la parité entre catholiques et calvinistes dans les nominations de l’hôtel de ville. L’attitude attentiste de Valenciennes pour rejoindre l’Union d’Arras conclue en janvier 1579 s’explique par ce rapport de force local. Cependant, le parti catholique ne lâche pas les rênes de la municipalité et de la garde civique lors du renouvellement du magistrat en mai 1579. Les orangistes placent alors leurs derniers espoirs dans une intervention extérieure et vont venir de Tournai le prince d’Epinoy, opposé à la réconciliation avec Philippe II. Mais la réaction ferme des échevins et des capitaines de la garde civique y met un terme rapide et Valenciennes adhère à l’Union d’Arras (24 octobre 1579), tout en menant une dernière phase d’épuration contre les orangistes. La normalisation politique est en marche dans le cadre hispano tridentin. La nomination des échevins est désormais étroitement contrôlée par les institutions centrales de Bruxelles, qui filtrent les listes de présentation avec l’avis des juristes de l’hôtel de ville et du recteur des Jésuites. La reprise de Tournai (1581) et de Cambrai (1595) par les armées espagnoles rétablit la sécurité militaire autour de Valenciennes, et la Joyeuse Entrée des archiducs (1600) scelle la réconciliation de la « bonne ville » et des Habsbourg, sous le signe de l’orthodoxie catholique et de la paix. Enfin, la frénésie historiographique qui s’empare des hommes de l’échevinage comme les prévôts Doultreman et Le Boucq permet de fondre les troubles politico-religieux dans la longue durée historique. Ces mémorialistes soulignent la continuité entretenue par la ville avec ses souverains depuis les héros légendaires de l’Antiquité jusqu’aux Archiducs, minimisant du coup la rupture du temps de Philippe II et justifiant leur capacité à exercer le « bon gouvernement » dans le cadre d’une soumission renouvelée.

Yves Junot

Nederlandse vertaling 

Documents en ligne

Bibliothèque Municipale de Valenciennes

Ms. 799  (ex.-594): Documents concernant les évènements allant de juillet 1576 à juin 1581 pour les provinces du sud

Sources imprimées

Déclaration sommaire du faict de ceux de la ville de Vallencienne, s.l.n.d., par Guy de Brès ?, décembre 1566

Remonstrance et supplication de ceus de l’Eglise Réformée de la ville de Valencenes sur le mandement de Son Altesse, fait contre eus le 14 jour de Décembre 1566, s.l.n.d., par Guy de Brès ?
 

Literature

 

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Op weg naar tachtig jaar oorlog : het verhaal van de eeuw waarin ons land ontstond : over de voorgeschiedenis en de eerste fasen van de Nederlandse opstand / J.J. Woltjer. - [Amsterdam] : Balans, cop. 2011. - 498 p., [16] p. pl. : ill., krt. ; 24 cm/ Met lit. opg., reg. ISBN 978-90-5018-838-8 geb.

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La Passion de Jésus-Christ jouée à Valenciennes l'an 1547 : manuscript der Bibl[iothèque] Nat[ionale] zu Paris f.fr. 12536, nach Quellen, Inhalt und Metrum untersucht / Hans Giese. - Greifswald : Kunike, 1905. - 66 p. ; 23 cm. Inaugural-Dissertation Greifswald.

Notes et éclaircissements sur l'histoire générale des Pays-Bas et sur l'histoire de Valenciennes au XVIe siècle / Ch. Paillard. - Valenciennes, 1879. - 8°

Les grands prêches Calvinistes de Valenciennes, 7 Juillet-18 Août 1566 / par Charles Paillard. - Paris : Librairie Sandoz et Fishbacher ; La Haye : Martinus Nijhoff, 1877. - 45 p. ; 25 cm

Histoire des troubles religieux de Valenciennes, 1560-1567 / publ. d'après des documents inédits par Charles Paillard. - Bruxelles : Muquardt ; La Haye : Nijhoff, 1874-1876. - 4 dl. ; 22 cm. - (Collection de mémoires relatifs à l'histoire de Belgique[. 1e série, XVIe siècle ; no. 43, 45-47])
Op het titelbl. van het 4e dl.: 1560-1565.

Histoire des troubles advenus à Valenciennes à cause des hérésies 1562-1579 tirée de plusieurs écrits en 1699 / par Pierre Joseph Le Boucq ; publ. avec notice et ann. par A.-P.-L. de Robaulx De Soumoy. - Bruxelles [etc.] : Muquardt, 1864. - XIII, 178 p. ; 21 cm. - (Collection de mémoires relatifs à l'histoire de Belgique) ([Publications de la Société de l'Histoire de Belgique. 1e Série. XVIe siècle ; 19]). Titel, voor- en omslagtitel: advenues. - Bovenaan t.bl.: XVIe siècle.

Histoire de la ville et comté de Valentiennes / Henry d'Outreman ; illustrée et augmentée par P. d'Outreman. - Douay : M. Wyon, 1639. - xxxii, 588, [28], [18] p. : ill. ; fol. Met gegrav. titelblad. - Vooraf: Eloge de l'aucteur par Antoine D'Outreman; traduite du latin.
Plaatsingscode UB Leiden: 1225 A 4



Last Modified: 8-6-2014 14:44